LA PHILOSOPHIE, L’ACTION et LA POLITIQUE

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Description

Sous le titre « La Philosophie, l’Action et la Politique » se trouvent regroupés dans le présent volume des textes de conférences et d’articles plus ou moins directement concernés par la question de savoir si la philosophie a partie liée avec l’action et plus particulièrement avec l’engagement politique. C’est dans la première partie qui a précisément reçu pour titre « La Question de fond » que le lecteur trouvera des textes engagés à traiter directement de cette préoccupation. Il s’agit de la conférence du 18 novembre 2008 qui porte clairement le titre reprenant le thème choisi cette année-là par l’Unesco, à l’occasion de la célébration de la Journée Internationale de la philosophie instituée par cette même organisation spécialisée des Nations Unies, « La philosophie et l’action ». Encore plus direct aura été le thème de la conférence inaugurale du colloque de la Faculté de Philosophie de l’Université Catholique d’Afrique Centrale, Campus de Nkolbisson, Yaoundé, les 2 et 3 décembre 2013, et ayant porté comme titre « La responsabilité sociale du philosophe en Afrique aujourd’hui ». Ici, il ne s’agissait plus de traiter de la philosophie en général mais de considérer le philosophe en tant qu’homme et que citoyen. Poursuivant donc l’analyse entamée le 18 novembre 2008 sur « La philosophie et l’Action », nous avons tenu à mettre en relief le concept de rôle social en tant qu’il commande toute compréhension rigoureuse du concept de responsabilité sociale. Si par « philosophe » on entend l’enseignant, le professeur de philosophie, il va sans dire que son rôle s’inscrit dans la logique de la division sociale du travail, au même titre que le rôle du médecin, de l’ingénieur ou du boucher. Si par « philosophe » on ne désigne pas un citoyen qui exercerait une activité lui servant de « gagne-pain » dans le cadre de cette division sociale du travail, alors des nuances s’imposent et qui doivent permettre de faire la distinction entre la philosophie conçue comme amour et recherche de la sagesse pour soi, la philosophie comprise comme le savoir au service d’une praxis sociale, ou encore la philosophie comprise comme science de la science, science cognitive, épistémologie.. Et là, on se rend rapidement compte qu’il intervient un autre facteur qui permet de distinguer entre les tempéraments des individus-philosophes, tels ceux de Diogène de Sinope (ou le cynique) qui était pratiquement un vagabond, de Platon, fils de propriétaire terrien, amoureux de la sagesse mais également soucieux de le la vie dans la « polis » ( ou la cité), de Bertrand Russel l’anarchiste qui fut emprisonné plusieurs fois, ou encore de l’autre épistémologue, Wittgenstein, réputé coléreux, etc..Duquel de ces philosophes parle-t-on quand on s’aventure à définir la responsabilité sociale du philosophe? Nous avons tenté de répondre clairement à cette question, tout en nous maintenant dans une vision universelle du philosophe comme étant celle d’un être humain d’abord, porteur d’un tempérament avec lequel compter, et surtout gardien des idéaux et des principes eux-mêmes universels.

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