MON OPINION SUR… l’université camerounaise

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SUR LA PROFESSIONANLISATION DES ETUDES DANS LES FACULTES TRADITIONNELLES DES UNIVERSITES

L’introduction d’un minimum de professionnalisation suppose qu’on revoie la conception de cette structure d’enseignement et de recherche. Il faut reconnaître que l’introduction du système des modules et des unités de valeurs constitue en soi un premier pas dans la direction souhaitée. La souplesse qui caractérise ce système par rapport à la facilité qu’il offre aux besoins d’interdisciplinarité doit être exploitée au profit d’une diversification du curriculum studiorum telle que peut le vouloir une certaine orientation professionnelle. L’exemple qui me vient à l’esprit est celui de la filière « langues étrangères appliquées » qu’on peut trouver dans le système français aujourd’hui : Voici une formation qui, par son appellation, ne manque pas de faire penser à l’enseignement des langues, à la traduction, à l’interprétariat, etc. Et on ne pensera pas à la gestion, à la communication d’entreprise, au commerce international, à la banque, etc. Or voilà des possibilités qu’offre cette filière qui place l’étudiant dès la première année du DEUG, dans un contexte où tous les ans, il doit effectuer un stage en entreprise, allant de un mois en première année à trois mois en année de D.E.S.S. A côté des cours de langues, il peut recevoir une formation aussi bien en économie et en comptabilité, en gestion et communication d’entreprise, etc. Une maîtrise et même un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) peuvent couronner sa formation et lui permettre d’être utilisable de façon polyvalente.

Extraits de l’Interview donnée au Quotidien Mutations de Yaoundé le 14 Juillet 2004

SUR LE PRINCIPE DE LA SELECTION A L’ENTREE DE L’UNIVERSITE

Il y a beaucoup de bacheliers de faible et même de très faible niveau et qui, de ce fait, auraient besoin d’un supplément de préparation aux études supérieures dans le cadre d’une année de propédeutique devant précéder l’inscription en première année de licence. Le système français a déjà eu recours à cette formule dans le passé. A l’issue de l’année de propédeutique, un examen portant sur les matières principales de chaque orientation permettrait de retenir ceux des étudiants méritant de poursuivre leur formation universitaire tandis que se verraient orientés vers des formations professionnelles ceux qui n’auraient pas été jugés aptes à continuer leur formation dans les facultés. J’ai déjà eu à exprimer publiquement cette opinion au cours de la rencontre organisée le 17 décembre 2003 par le ministre de l’enseignement supérieur. Je ne suis du reste pas seul à la partager. Déjà, en décembre 1974, le rapport de la commission n°1 : Orientation et développement, du Conseil de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, en son quatrième point, soulignait la « nécessité d’un contrôle de l’orientation et d’une sélection des étudiants à l’entrée de l’université, le baccalauréat ne devant plus constituer le moyen automatique pour accéder à l’université ». La proposition que je fais, d’instituer une année entière post-baccalauréat, consacrée à la préparation aux études supérieures est une manière indiscutable d’offrir les mêmes chances à tous les postulants. C’est tout à fait différent d’une solution qui consisterait à soumettre les bacheliers à un autre second baccalauréat, en quelque sorte, sous la forme d’un test à leur faire subir avant de prendre leur inscription en première année de faculté. Quant au mérite, il faut le justifier à l’entrée, tout comme à la sortie d’ailleurs. Mais il faut que, tout le monde étant prévenu d’avance, l’année de propédeutique ne comportant que trois matières, selon le choix libre de chaque postulant, soit accomplie avec le maximum de sérieux. Une année propédeutique qui ressemblerait par son style de travail, aux années passées dans les classes préparatoires, en raison d’un bon suivi des étudiants par la multiplication des exercices et travaux dirigés. Je suis persuadé qu’une grande amélioration du niveau des étudiants résulterait de cette expérience. Pour qu’il en soit ainsi, il faudrait que l’encadrement de ces prétendants aux études supérieures soit confié à des enseignants parmi les plus expérimentés et les plus compétents.