MON OPINION SUR…L’AVENIR DU BILINGUISME CAMEROUNAIS

Mon opinion sur…   

Questions relatives à l’art

Questions religieuses

La Société Camerounaise

Les questions Internationales

Les droits de l’homme

L’université Camerounaise

Le NEPAD

Les jeux de hasard

La sauvegarde des cultures ethniques

Les gouvernements d’union nationale

L’Africain et la notion du temps

L’avenir du bilinguisme camerounais

Le développement durable

La lutte contre la pauvreté

Qu’est-ce que “être un homme”

La préparation de l’avenir…

sur l’excellence africaine

Sur la mondialisation

Sur L’éthique protestante

Qu’est ce que réussir sa vie

La vocation

Le droit et la liberté

Le temps qui coûte cher

Le bonheur

La solidarité

Le pays émergent

le développement

l’indépendance

Le transhumanisme

Le bilinguisme officiel français-anglais au Cameroun ne devrait pas être envisagé comme éternel. Il appartient à la volonté politique camerounaise de le transformer au cours du temps en un plurilinguisme de communication internationale qui fasse du Cameroun déjà baptisé Afrique en miniature,  un pays- carrefour linguistique du monde. IL s’agit de faire en sorte que le stade suprême de l’évolution de notre bilinguisme soit le stade qui verra la disparition de la distinction entre les lycées bilingues et les autres ; autrement dit, le stade où tous les lycées seront naturellement devenus des lycées bilingues.

         Il s’agit d’un stade où, dans l’idéal, les parents à la maison s’expriment en français et en anglais, en dehors de le faire dans leurs langues maternelles  nationales. Un stade où les enfants aussi, à la maison, peuvent également communiquer dans l’une et l’autre langues. Un stade où les enseignants eux-mêmes sont déjà en mesure de dispenser leurs enseignements soit en français soit en anglais, pendant que les élèves à leur tour renforcent leurs connaissances spécialisées ( histoire, géographie, chimie, etc.) en même temps que leurs connaissances des langues ( enrichissement du vocabulaire et des expressions idiomatiques).

         Il s’agit d’un stade qui aura été préparé, entre autres axes d’action possibles, par l’encouragement à la création de nombreuses écoles d’apprentissage pratique et rapide des langues étrangères, notamment celles utilisées dans les conférences du système des nations unies (français, anglais, arabe, chinois, russe, espagnol). La création d’une certaine effervescence autour de l’intérêt pour les langues étrangères devrait consister à conduire notre pays à apparaître comme un pays plurilingue. L’Ecole des traducteurs et des interprètes de l’université de Buéa devrait donner au Cameroun une possibilité de grande visibilité à travers ses diplômés essaimant les conférences internationales en Afrique et  dans  le monde.

         Il s’agit enfin d’un stade où les opérateurs économiques auront découvert l’intérêt à investir dans les affaires  culturelles du genre de la construction des théâtres dans lesquels des troupes attitrées et des humoristes se produiraient quotidiennement en français ou en anglais.

Idées exposées lors d’une table ronde le lundi 2 février 2009 à la Fondation Muna à Yaoundé. Rencontre organisée par l’Association des anciens élèves du Lycée Bilingue de Buéa