MON OPINION SUR…L’ Africain et la notion du temps

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« L’individu qui fonctionne dans le système moderne (de la production industrielle) des décennies et des décennies est un homme ou une femme déjà façonnés par l’organisation du travail de production économique dans la société. Cet homme ou cette femme savent ce qu’est le délai, parce qu’ils le vivent dans leur entreprise, au quotidien. Ils savent ce que signifie un programme de travail, un délai de livraison ; il faut, par rapport à l’extérieur, livrer telle ou telle quantité de marchandises à telle date précise ; mais à l’intérieur de l’entreprise elle-même, l’individu Pierre se doit de livrer lui-même sa production personnelle journalière. Il a ses propres délais à tenir. Et si, parce qu’il est lent, paresseux ou souffrant, il ne livre pas sa production journalière complète, le caractère harcelant du temps ne tarde pas à se faire sentir sous la forme, soit d’une réduction de son salaire, soit sous la forme d’une menace de licenciement. Cette épée de Damoclès sur sa tête oblige Pierre à tout faire pour respecter ses engagements vis-à-vis de son employeur ; celui-ci, lui-même devant respecter les siens vis-à-vis de ses clients »  La Philosophie est-elle inutile ? p. 49

            Et dans l’Afrique traditionnelle de la production pré-industrielle alors ?

« On indiquait l’heure par référence à des événements ou à des manifestations de la nature. Si ce n’était pas le chant du coq ou du rossignol, ce pouvait être naturellement le lever ou le coucher du soleil……Les unités de mesure du temps étaient énormes, comparées aux « secondes » et aux « minutes » du temps conventionnel des horloges. L’unité de temps dans cette Afrique-là était énorme. C’était la journée de travail non décomposée en sous-unités. Appréciation élastique et vague qui ne pouvait pas contribuer à créer un réflexe de comptage du temps, bien au contraire. On voyait le temps, sous la forme de lever de soleil, de marée haute ou basse, etc.On entendait le temps sous la forme du chant du coq ou du rossignol…..Quand on vit  dans un tel contexte des décennies et des décennies, un contexte où le temps ne se laisse ou ne se fait pas compter, comment s’étonner de voir des travailleurs de cet environnent-là se donner une appréciation du temps beaucoup plus élastique et beaucoup plus libre ?

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« Cette manière de présenter la question laisse clairement entendre qu’il y a place pour une adaptation de cette perception africaine du temps à ce que pourra imposer le développement économique allant dans le sens de l’industrialisation et d’une économie de marché. Autrement dit, le changement d’échelle dans le cadre des objectifs de la production est de nature à induire une temporalité adéquate, non liée à la race ni encore moins à l’environnement géographique. »

Temps vécu et temps de la production aujourd’hui en Afrique noire, in La Philosophie est-elle inutile ?, Editions CLE, Ydé, pp. 49. 51. 52. 55-56